Interview de Valentin Kiselak

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Pouvez-vous nous parler de votre parcours de formation ?

Après un BAC ES, j’ai commencé une première année en économie gestion à l'Université d'Orléans, que j’ai rapidement arrêtée. Je me suis alors orienté vers une licence en ressources humaines à Paris, que j’ai obtenue. Je continue aujourd’hui dans cette voie, en première année de master en ressources humaines à l’Institut de Gestion Sociale de Paris. 

Comment avez-vous été amené à œuvrer pour le handicap ?

Professeur de tennis depuis l’âge de 16 ans, j’ai eu l’occasion de m’impliquer dans des actions en faveur du sport adapté dans mon club d’Olivet, en banlieue proche d’Orléans. 

Mon club de tennis organise chaque année plusieurs journées, où l’objectif est l’intégration : faire jouer au tennis des personnes en situation de handicap mental, avec des joueurs et professeurs de tennis du club.

Selon vous, est-il facile de pratiquer un sport lorsque l’on est atteint d’un handicap (en terme d’accessibilité des cours, de formation du personnel…) ?

Non ce n’est pas facile. Pour les personnes atteintes d’un handicap mental, il faut qu’un club sportif, dans une proximité raisonnable, ait une section sport adapté. De plus il faut que dans ce club, les cours se déroulent dans un créneau horaire où il est possible qu’un éducateur se libère afin d’accompagner la personne en situation de handicap. Sans parler du financement des cours et de la licence sport adapté qui restent bien souvent à la charge des participants…  

Pensez-vous qu’aujourd’hui l’handisport et le sport adapté sont assez présents dans les médias ?

Il me semble que la médiatisation de l’Handisport (Handicap Physique) est facilitée car elle est portée par les athlètes eux-mêmes, qui disposent de toutes leurs facultés intellectuelles. 

La communication sur le sport adapté (Handicap Mental) doit être assurée par d’autres. Je pense qu’il ne faut pas aller trop vite dans la médiatisation du sport adapté, les pratiquants sont souvent timides. 

La priorité, c’est le développement de ces actions dans tous les sports, ce qui ne passe pas forcément par une médiatisation plus importante.

Quels seraient vos objectifs à long terme ?

Etudiant dans les ressources humaines, le handicap en entreprise est un sujet sur lequel je souhaiterai m’impliquer à long terme. Mais toutes les facettes des ressources humaines m’intéressent, pas seulement le handicap !

Avez-vous envie de vous investir d'avantage en faveur du handicap ? Et si oui, comment ?

Oui, j'aimerais m'investir davantage. En effet, depuis que j’habite Paris, j’ai moins souvent l’occasion d’être présent sur les journées organisées par mon Club de tennis, et j’aimerais avoir du temps pour m’inscrire de manière plus régulièrement dans ces actions. Et par ailleurs, je suis pressé de travailler, car je suis impatient de pouvoir être un collaborateur Ressources Humaines proactif sur le sujet du handicap dans mon entreprise. 

Quels conseils donneriez-vous à un jeune en situation de handicap qui veut faire du sport, du tennis ?

Pour un jeune en situation de handicap mental, je lui conseillerais d’en parler à son référent. Celui-ci doit prendre contact avec le comité départemental sport adapté dont les bureaux sont souvent à la maison des sports départementale, et voir s’il est ensuite possible de pratiquer le sport de son choix ! 

 

Merci pour votre aimable participation!

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