Quels métiers possibles pour mon enfant sourd ?

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   Pendant longtemps, les enfants sourds étaient très souvent scolarisés dans des établissements spécialisés où ils suivaient des formations professionnelles considérées comme adaptées à leur handicap. Ces formations débouchaient sur des métiers manuels ou techniques. Heureusement, grâce aux progrès éducatifs, les jeunes sourds ont progressivement eu accès à d’autres cursus : comptabilité, imprimerie, prothésie dentaire,…

    On constate aujourd’hui que la surdité peut même devenir une différence positive puisqu’elle peut apporter des compétences spécifiques : connaissance de la LSF (Langue des Signes Française), connaissance et compréhension du handicap auditif, capacité de communication avec d’autres personnes sourdes. Ainsi, certains réussissent dans l’univers du spectacle ou d’autres dans l’éducation des enfants sourds ou encore dans la création d’entreprises au service des sourds.
    Les évolutions éducatives, sociétales et technologiques (SMS, mails, centres relais téléphoniques, vélotypie, prothèse/implant cochléaire) permettent de plus en plus à ces jeunes sourds de poursuivre des études supérieures. De ce fait, la liste des professions jugées inaccessibles aux personnes sourdes diminue progressivement. Par exemple, de plus en plus de sourds sont ingénieurs, journalistes, assistants parlementaires, chercheurs au CNRS, juristes ou même responsables d’agence de communication, etc.  
    De plus en plus de domaines sont donc investis par les sourds : secteur médical et paramédical, économie et gestion, graphisme, audiovisuel, informatique, politique, restauration, sport, métiers du bâtiment ou de l’industrie,… Et cette diversité n’est pas réservée à ceux dont le handicap serait le moins important mais probablement toutefois à ceux qui ont acquis une langue de base suffisamment poussée (parlée ou signée, et dans tous les cas écrite).

    Toutefois, certaines professions restent relativement inaccessibles à ces jeunes : métiers de la vente ou nécessitant l’accueil du public. Tout comme les métiers de policier, pompier, pilote de ligne,… pour des raisons de sécurité.

    Evidemment, la liberté du choix professionnel pour les jeunes sourds ne sera effective qu’avec une éducation adaptée et pertinente : les formations supposent toujours la bonne maîtrise d’une langue orale première (parlée ou signée) et de la langue écrite. Toutefois, l’interprétariat en LSF ou le codage LPC ne sont pas suffisamment répandus dans les multiples formations proposées.

    En conclusion, effectivement être sourd rend souvent les perspectives de carrière plus difficiles mais certainement pas impossibles pour la majorité et, dans tous les cas, les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes sourds devraient être, dans les années à venir, de moins en moins nombreux.

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